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Juliette Lamarca, le parcours urbain sur toile

A même pas 30 ans, Juliette est une véritable artiste peintre. Grâce son cursus alliant le textile et la peinture, elle a su trouver rapidement son style en partageant une partie de sa personnalité et des moments clés de sa vie. Si cette parisienne d'adoption a choisi d'habiter aujourd’hui à Montmartre, ce n'est pas un hasard. Elle est tombée sous le charme de ce quartier qu'elle définit de "mixte, chaleureux et inspirant" grâce à ses vieilles ruelles et ses pavés.

Rencontre avec une artiste atypique qui a bien voulu répondre à mes questions.

Peux-tu nous raconter ton parcours artistique ?

J'ai étudié les arts appliqués pendant sept ans. A l'issue des trois premières années, consacrées à l'approche de toutes les disciplines (design d'objet, architecture, communication visuelle...), j'ai opté pour le domaine du textile. Celui-ci se rapprochait le plus des arts plastiques. L'apprentissage de la création d'imprimés pour tissus m'a également permis de m'initier à la peinture. J'ai pu, alors, assimiler des techniques picturales, trouver mon style et développer une forte affinité avec la couleur.

En 2007, après avoir fini mes études, j'ai été embauchée comme styliste / coloriste chez un éditeur de tissus d'ameublement (utilisés pour la décoration) basé en Auvergne. Originaire de la région Rhône-Alpes, j'ai donc dû m'éloigner de ma famille et de mes amis. J'ai mis à profit cette solitude pour reprendre mes pinceaux et commencer mes premières toiles. Au bout de trois ans, je me suis installée à Paris avec mon petit ami. Même si je manquais de temps et de place pour peindre, j'étais convaincue de ne jamais laisser tomber mon art.

Quel est le sujet que tu aimes le plus peindre ?

Je travaille essentiellement sur le thème de la ville la nuit. Je suis une vraie citadine, ce qui explique mon intérêt pour le côté urbain. Paradoxalement, j'apprécie quand la ville se vide et se calme, d'où mon attrait pour la vie nocturne. C'est un moment que je trouve poétique : les passages de l'obscurité et les éclairages qui transforment le paysage, l'interaction entre couleurs et lumières électriques, et la magie qui en découle.

Je traite aussi du mélange des différents environnements urbains. Pour cela, je superpose des croquis d'une ville avec la peinture d'une autre. Je fais ainsi un clin d'œil aux différents lieux où j'ai vécu. Pour moi, la toile est une mémoire. Elle ne présente pas un moment figé mais parle de l'épaisseur du temps et des souvenirs. On peut, donc, y trouver plusieurs éléments et plusieurs lieux différents qui se stratifient.

Quels techniques utilises-tu ?

Tout comme l'association du dessin (graphismes au trait) et de la peinture, j'aime également mélanger deux techniques : la sérigraphie et l'acrylique. 



La sérigraphie, ou impression au cadre plat, est le procédé rendu célèbre par Andy Warhol. Il permet d'insoler une image sur un cadre tendu d'une toile très fine, et d'utiliser ce support tel un pochoir. Pour ma part, je fais des croquis de villes au stylo noir sur papier, puis je les imprime en utilisant cette technique, sur ou sous la couche peinte, selon les cas. Mon dessin n'est pas destiné à être colorié et reste à l'état du trait. Lorsque je peins, j'applique directement les couleurs sur ma toile, sans dessin préalable. J'ai appris la sérigraphie lors de mes études de textile en imprimant par exemple un motif créé sur un vêtement. Très vite, j'y ai pris goût et j'ai souhaité détourner la technique sur mes toiles. Le fait que mon parcours textile ait une résonance dans mon travail d'artiste peintre me permet de maintenir cette notion de mémoire de ma vie.

Mon choix de l'acrylique s'explique par son côté "pratique". La peinture sèche très vite, contrairement à l'huile, et permet de superposer rapidement différentes couches. J'ai besoin de vitesse du geste et de spontanéité pour pouvoir accumuler des tâches de couleurs au même endroit.

Peux-tu nous parler de tes projets artistiques ?

J'essaie d'exposer plusieurs fois par an, que ce soit en galerie, dans des salons de peinture, où dans des lieux plus alternatifs comme les salles de spectacles ou restaurants.


Mon objectif est de continuer à progresser, de mieux communiquer sur mon travail et de participer aux bons événements.






Les 7 et 8 Juillet 2012, Juliette sera présente au Festival du Touquet, qui est une exposition concours, où chaque artiste est représenté par une œuvre après avoir été sélectionné sur dossier.

Le samedi 15 Septembre 2012, elle tiendra un stand pour l'événement "Artistes dans la rue", organisé par l'association des élèves et anciens élèves des Beaux Arts de Versailles (EBA). Elle y exposera une dizaine d'œuvres sur la Place du Marché Notre Dame à Versailles (en plein centre ville).

Entre temps, du 10 au 21 juillet 2012 (vernissage le 10 juillet à partir de 19h30), je vous invite à découvrir ses œuvres sur petits formats lors d'une exposition personnelle au restaurant l'Alvéole à Paris dans le 9ème. Pour cette occasion, vous pourrez venir goûter aux saveurs du monde entier ou déguster tout simplement un thé.

Il est également possible d'admirer les toiles de Juliette directement chez elle à Paris dans le 18ème, sur rendez-vous.




Compte twitter : JLamarcaPeintre

Contact : juliette.lamarca@hotmail.fr





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